À l’occasion du championnat de France Handisport organisé au Stadium Jean Pellez à Clermont-Ferrand, ce samedi 1er mars, le président de l’ASM Handisport et Sport Adapté, Henri Laniray, nous parle du rôle du sport au quotidien et des missions de la section dont il s’occupe.
Président, une journée importante pour le sport et le handicap aujourd’hui ?
Effectivement, c’est une journée importante avec le premier championnat organisé après les paralympiques. C’est la reprise pour tous ces sportifs dont certains, plus jeunes, vont découvrir leur premier championnat. Nous avons parmi les internationaux, Adolphe Timothée, Manon Genest, Dimitri Pavadé, pour ne citer qu’eux, qui démarrent leur saison et qui peuvent réaliser des performances pour aller aux championnats du monde fin septembre à New Dehli. Cela permet au public Clermontois de retrouver du sport de haut niveau. J’espère que nos Montferrandais réaliseront eux aussi de belles performances.
« Pouvoir passer des moments merveilleux »
Une ASM Omnisports qui a toujours été là pour soutenir ces personnes en situation de handicap ?
Oui, cela fait maintenant 18 ans que le Handisport est ancré dans les gènes du club et c’est une fierté pour nous d’accueillir ces personnes dans les meilleures conditions. Ils bénéficient du médical, de la kiné, de médecins diététiciens, d’une préparation maximale, car ce sont des personnes comme les autres.
Le sport est un levier formidable d’intégration pour ces personnes singulières qui viennent avec leur propre histoire ?
Oui, chacun va venir avec sa difficulté pour arriver à la surmonter et travailler dans un deuxième temps pour devenir un athlète de haut niveau. Bien sûr, tout cela n’est pas facile, c’est un nouveau challenge de vie. L’intérêt est aussi de pouvoir passer des moments merveilleux tous ensemble et cette inclusion, c’est merveilleux.
« Je suis un éternel optimiste »
Vous surfez sur cette dynamique des Jeux Paralympiques ?
Oui, nous profitons de cet événement extraordinaire qui s’est déroulé à Paris, l’été dernier. Mais, ce dont nous sommes le plus fier, c’est de pouvoir proposer du multisport à des jeunes enfants. Nous avons ouvert cette discipline à toute la population. Des enfants de 5 à 10 ans, peuvent nous rejoindre. Nous avons aujourd’hui 21 enfants qui souffrent d’un handicap mental ou psychique, ce qui montre notre volonté de les intégrer dans une structure comme la nôtre. Cela rassure aussi les parents de voir leurs enfants en capacité de faire du sport et d’être avec les autres pour s’y épanouir. Comme nous ont expliqué les médecins, un enfant à partir de 5 ans va se réaliser en pratiquant une activité qui va l’aider à acquérir de la confiance et de se préparer progressivement à sa vie d’adolescent et d’adulte en devenir. Une personne en situation de handicap moteur va pouvoir bénéficier chez nous, de l’athlétisme, du rugby fauteuil, du judo, de la boxe, du tennis, de la natation, etc., l’offre est large. Pour celles en vulnérabilité psychique, nous avons des activités ciblées, comme l’athlétisme, le tennis, la boxe adaptée et la lutte adaptée.
Pour conclure, comment se porte la section Handisport et Sport Adapté ?
La section se porte bien comme nous pouvons le voir avec nos différentes activités. Nous espérons trouver d’autres partenaires financiers pour nous permettre d’envisager d’autres esquisses. Car cela est essentiel pour avancer. J’ai la chance d’avoir aujourd’hui 18 ans de recul au service du handicap, et si j’ai connu de bons moments, d’autres ont été plus difficiles à appréhender. La population, les dirigeants d’entreprise sont sensibles à notre cause et on arrive en discutant et en négociant à obtenir des aides. Je suis un éternel optimiste de toute façon.