En se déplaçant chez les Anglais de Northampton actuellement 8ème de leur championnat, les protégés de Christophe Urios savent qu’il faudra monter le curseur à tous les niveaux, sous peine de subir les foudres britanniques menées par la jeune pépite Henry Pollock.
Des sourires retrouvés
Après une semaine sous tension, les fidèles supporters de la Yellow Army arborent une mine décontractée sur le bord de la pelouse du stade Marcel-Michelin. « Cette victoire contre La Rochelle nous fait du bien, elle nous rassure aussi. Nous avons marqué de jolis essais, preuve que nous savons nous montrer pragmatiques quand il le faut », souligne Hugo, fan de cette équipe jaune et bleu. Il faut dire que les émotions se succèdent au Michelin avec une équipe qui sort de semaines laborieuses où malgré le travail, elle n’arrive pas toujours à se récompenser. « Les premiers malheureux, ce sont les joueurs, car l’envie d’entreprendre est bien réelle tout comme la possession de balle, mais il faut savoir être clinique et dans ce domaine ce n’est pas suffisant », nous livrait, il y a quelques semaines le directeur sportif du Rugby Club Riomois Greg Bésombes. « Nous sommes supporters dans les bons comme dans les mauvais moments et attachés plus que tout à cette équipe. Nous essayons de nous tenir éloignés des réseaux sociaux qui par l’agissement de certains ne rendent pas service au club », témoigne Céline, qui sait que cela bosse dur du côté de la maison « jaunarde » pour retrouver les sommets.
L’adversaire
Champion d’Angleterre l’année dernière, 8ème sur 10 actuellement, les Saints de Northampton misent tout sur la Coupe d’Europe cette année. Ils voudront rentrer rapidement dans cette rencontre et faire parler leur attaque de feu. « C’est une équipe très compétitive qui joue beaucoup avec une ligne de trois-quarts qui envoie du jeu, parfois juste à la limite de la faute (en avant) mais qui sait être redoutable. Si l’on fait le même match défensivement que contre La Rochelle, on ne passera pas », argumente Christophe Urios. Les Clermontois savent qu’il faudra monter le curseur pour pouvoir remporter cette rencontre couperet. « Offensivement, il faudra s’appuyer sur notre rencontre de samedi face à La Rochelle, mais défensivement, il nous faut travailler encore, plaquer, se relever vite, se déplacer en étant bien organisés, ce sont des éléments majeurs », poursuit le technicien qui affiche se déplacer sans pression, mais pas sans ambition. À condition de bien commencer le match et de ne pas se montrer apathique comme ce fut le cas à Bath », martèle Christophe Urios.
Le capitaine Fritz Lee
Fritz Lee, on dirait aujourd’hui que c’est un habitant des lieux, tellement nous sommes habitués à le voir ici, dans ce stade, gratteur de ballons aux 4 coins du terrain. Présent depuis 2013, arrivé comme joker d’Elvis Vermeulen, ce super troisième ligne rentre dans la dernière ligne droite de sa vie en jaune et bleu. « On pensait qu’il serait dans l’organigramme du club pour la saison prochaine car c’est un homme de transmission », relate Thierry, supporter venu de Riom. « Fritz va arrêter sa carrière, c’est un historique du club. Il a beaucoup donné de par son rugby et de par son physique au club », exprime Christophe Urios. Pour le capitaine, pas question que l’aventure européenne s’arrête vendredi soir en Angleterre : « Nous avons engendré de la confiance lors de notre match face à La Rochelle. Nous allons jouer une belle équipe qui a dans ses rangs un jeune joueur talentueux Henry Pollock, mais nous nous préparons pour cet écueil », conclut Fritz Lee.