Christopher Brugiroux, le champion est toujours en quête

Double Champion de France en titre, champion d’Europe et du monde, Christopher Brugiroux a tout gagné en boxe française, mais comme tout grand sportif il en veut toujours plus !

Avec votre palmarès, quels sont vos objectifs aujourd’hui ?

Mon objectif principal c’est de regagner le titre de champion de France. En fait, il faut bien comprendre le fonctionnement de la savate au niveau international. Pour pouvoir défendre mon titre de champion du monde il faut être champion de France l’année où il se déroule. C’est une année championnat d’Europe, une année championnat du Monde. Donc forcément, si je veux défendre mes titres, cela débute toujours par le titre de champion de France.

Quel est aujourd’hui le niveau du championnat de France de boxe française ?

Pour moi le championnat de France est plus compliqué que le championnat du monde ou d’Europe, le niveau est très dense. On croise les meilleurs boxeurs, qui sont tous français, il y a plus de niveau en France qu’à l’étranger malgré le développement de certains pays. Sur les 10 titres européens l’année passée, il y a eu 8 victoires françaises pour une italienne et une ukrainienne à chaque fois face à des français. C’est simple depuis que je fais de la boxe française, je crois qu’un Français était présent dans chaque finale européenne.

Vous avez toujours la même motivation après vos titres ?

Oui, même plus qu’avant, tout d’abord parce que j’aime mon sport, la boxe française est magnifique. Ensuite je suis très mauvais perdant, je n’aime pas perdre, je veux conserver mes titres. C’est ça ma motivation. Ensuite, dans un coin de ma tête, j’ai des rêves. Si par exemple, pour les J.O 2024, en France, la boxe française était introduite ce serait magique. Je serai alors en fin de carrière, à mon meilleur niveau je l’espère, forcément ce serait énorme. Mais malheureusement nous n’en sommes pas encore là.

Le niveau de la savate auvergnate ?

Je pense que globalement l’Auvergne est forte. Je ne suis pas le premier champion du monde du coin. Après, on essaye toujours de faire mieux. De s’entraider. Les meilleurs boxeurs combattent ensemble pour progresser, bon moi personne ne fait mon poids, mais ça ne nous empêche pas de nous retrouver pour s’améliorer, échanger. Avant le tournoi régional de Peter Sarhaoui par exemple, on a fait toute la préparation physique et tactique ensemble. C’est important de s’aider, pour les performances, pour faire connaître notre discipline aussi. Parfois quand je croise des gens, je leur dit que je suis champion du monde de savate, ils ne connaissent même pas. Je suis aussi entraineur, j’ai monté mon club à Gannat, c’est seulement le deuxième dans l’Allier, alors il y a beaucoup de travail à faire.

Crédit photo : Jean-Philippe Home-Sanfaute

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